Finance on Trial: Rules and Justifications in the Libor Case

Résumé : Depuis la crise financière de 2007, l’industrie financière a été régulièrement accusée d’être trop peu regardante sur l’activité de ses membres, voire même d’encourager les pratiques délinquantes. Comment les acteurs de l’industrie financière répondent-ils à ces accusations et tentent de se défendre ? Comment justifient-ils leurs actions face aux poursuites judiciaires et à leur dénonciation publique ? Cet article répond à ces questions à partir d’une ethnographie du premier procès pénal d’un trader jugé pour la manipulation du Libor, qui s’est tenu à Londres en 2015. Le Libor est un taux d’intérêt central dans l’industrie financière, sur lequel sont indexés plus de 300 billions de dollars de contrats. L’article propose un cadre d’analyse sociologique pour saisir les justifications des illégalismes financiers et avance qu’elles sont structurées autour de trois caractéristiques : une conception des règles, un récit, une forme de responsabilité. Je distingue ainsi trois justifications, celle du créateur, de l’interprète et de l’utilisateur. Finalement, je montre comment ces justifications contribuent à la tolérance générale envers la délinquance en col blanc.
Type de document :
Article dans une revue
European Journal of Sociology, 2017, 85 (1), 〈10.1017/S0003975617000030〉
Liste complète des métadonnées

https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01632655
Contributeur : Christine Okret-Manville <>
Soumis le : vendredi 10 novembre 2017 - 14:50:01
Dernière modification le : samedi 11 novembre 2017 - 01:14:46

Identifiants

Collections

Citation

Thomas Angeletti. Finance on Trial: Rules and Justifications in the Libor Case. European Journal of Sociology, 2017, 85 (1), 〈10.1017/S0003975617000030〉. 〈hal-01632655〉

Partager

Métriques

Consultations de la notice

4